Le verdict est tombé, les trophées sont polis, les discours officiels ont été prononcés. Mais dans les ruelles vibrantes de Kinshasa, sur les terrains de sable d’Afrique et dans le cœur des puristes du football, un autre nom résonne bien plus fort : Fiston Kalala Mayele. Et une question brûlante se pose : la CAF a-t-elle couronné son meilleur joueur, ou le joueur le plus « convenable » aux yeux de l’Europe ?
L’Evidence Ignorée : La Saison de Tous les Records
Oubliez les statistiques aseptisées des grands championnats européens. Parlons de l’essence même du football : l’impact, la passion, la transformation. Cette saison, Fiston Mayele avec Pyramids FC n’a pas simplement joué au football, il a incarné une légende.
Alors que certains évoluaient dans des équipes rodées comme des machines, Mayele a été l’âme, le cœur et le cerveau offensif de son club. Meilleur buteur de la Ligue des Champions d’Afrique, artisan d’un triplé historique pour Pyramids FC, et auteur de gestes d’une audace folle qui ont fait le tour du continent. Chacune de ses apparitions était un événement, chaque but une déclaration.
La CAF face à l’UEFA : Le Complexe du Petit Frère ?
La polémique de cette édition 2025 dépasse largement le simple cas Mayele. Elle met en lumière une dynamique plus inquiétante : la soumission supposée de la CAF au récit footballistique dominant de l’UEFA.
Le lauréat officiel est sans nul doute un excellent joueur. Il évolue en Premier League ou en Liga, est suivi par les médias globaux et possède un agent influent. Son parcours est « lisible » et validé par l’establishment européen. Mais était-il vraiment le meilleur joueur africain en 2025, ou le plus médiatiquement correct pour une cérémonie qui cherche une crédibilité mondiale au détriment de sa propre authenticité ?
En choisissant une fois de plus un profil « euro-compatible », la CAF envoie un message désastreux : la performance sur le sol africain, aussi héroïque soit-elle, reste une note de bas de page. Elle valide l’idée que pour être sacré, un Africain doit d’abord être reconnu par l’Europe.
Mayele, Le Vainqueur Moral d’un Ballon d’Or « Décolonisé »
Fiston « Fiston » Mayele, lui, n’a pas besoin de validation. Son ballon d’or, il l’a gagné à Kinshasa, au Caire et dans chaque stade où il a laissé des défenseurs sur le carreau. Son trophée, c’est l’amour d’un continent qui se reconnaît en lui : un guerrier moderne, brillant, imprévisible et fier de son africanité.
Il représente le football dans sa forme la plus pure, loin des calculs marketing et des pressions des grands clubs. Il est la preuve vivante que l’excellence africaine n’a pas besoin de passeport européen pour exister.
Alors oui, un autre nom est gravé sur le trophée 2025. Mais dans l’histoire que nous, amoureux du football africain, nous raconterons, le vrai roi sera celui qui a mis le feu aux terrains de son continent. Le vrai vainqueur du Ballon d’Or 2025, c’est Fiston Kalala Mayele. C’est une évidence que les chiffres ne peuvent pas cacher et que les diplomates ne peuvent pas couronner.
🇨🇩 Fiston Mayele : Le Ballon d’Or du Peuple ! ✊🏼 La CAF doit arrêter d’être la subalterne de l’UEFA !
