La rencontre Égypte – Afrique du Sud marquée par des décisions arbitrales inexplicables, malgré la présence de la VAR et sous le regard du président de la CAF.
La Coupe d’Afrique des Nations 2025, événement tant attendu par des millions de passionnés sur le continent, devait être la vitrine d’un football africain moderne, juste et technologique. Cependant, un épisode survenu lors du match crucial opposant l’Égypte à l’Afrique du Sud, ce 26 décembre 2025, jette une ombre inquiétante sur cette ambition.
Au cœur de la polémique : deux situations de penalty claires en faveur de l’Afrique du Sud, balayées d’un revers de la main par l’arbitre central, sans même qu’un recours à la Vidéo Assistante d’Arbitrage (VAR) ne soit initié. Les images, reprises en boucle et analysées par les experts, ne laissent que peu de place au doute : des contacts francs dans la surface de réparation égyptienne sont restés sans sanction. La question brûle désormais les lèvres de tous les observateurs : quelle est l’utilité réelle de la VAR dans cette CAN si elle ne sert pas à corriger de telles erreurs manifestes ?
Le scandale prend une dimension supplémentaire lorsque l’on considère le contexte. La scène s’est déroulée sous les yeux du président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Dr Patrice Motsepe, présent dans les tribunes. Cette inertie du corps arbitral, face à des situations réclamant une revue vidéo, interroge sur les standards d’application du protocole VAR et, plus grave, sur l’équité même de la compétition.
De nombreux supporters et analystes voient dans ce fiasco arbitral un signe troublant de partialité, suggérant un soutien délibéré des arbitres envers les nations du Maghreb, dont le Maroc, pays hôte de l’événement, est le favori. L’Égypte, grande rivale historique du Maroc dans le football africain, aurait ainsi été épargnée par des décisions cruciales, lui permettant de conserver un score favorable (ou de ne pas perdre) dans un match capital. Cette perception, qu’elle soit fondée ou non, est extrêmement corrosive pour la crédibilité du tournoi.
Les conséquences sont lourdes :
- Pour la compétition : L’équité sportive, pilier de tout événement, est publiquement mise en doute. L’Afrique du Sud, lésée dans ses chances de qualification ou de positionnement, est victime d’une injustice flagrante.
- Pour l’image du football africain : Ce cas rappelle les pires heures des soupçons d’arbitrage orchestré, que la CAF disait vouloir combattre en instaurant des outils comme la VAR. Le continent envoie un message désastreux au reste du monde du football.
- Pour la VAR elle-même : Son absence d’utilisation dans de tels moments la rend obsolète et discrédite son déploiement coûteux et complexe. Si l’humain refuse de se servir de la technologie pour rectifier l’erreur, à quoi bon l’avoir ?
La CAF se trouve à un croisement. Elle doit réagir avec une extrême fermeté pour apaiser la colère. Des explications transparentes sur le déroulement du processus arbitral durant ce match sont exigées. Une sanction exemplaire à l’encontre de l’équipe d’arbitrage, si l’erreur est avérée, est nécessaire.
Le silence ou une communication évasive ne ferait qu’enfoncer le clou, confirmant aux yeux de beaucoup que la CAN 2025 est entachée d’un parti-pris inacceptable. Le football africain mérite mieux. Ses héros devraient être les joueurs sur le terrain, pas les polémiques dans l’arbitrage. La balle est désormais dans le camp des dirigeants. L’honneur du football africain est en jeu.
