Le Real Madrid, institution mythique du football mondial, traverse une période de turbulence qui inquiète profondément son propre staff dirigeant. Selon des informations internes, la direction du club aurait identifié plusieurs problèmes structurels, pointant du doigt non seulement la gestion des entraîneurs, mais aussi le rôle controversé du président, Florentino Pérez, considéré par certains comme une « grande menace » pour l’équilibre sportif du club.
L’ombre du président sur le banc
La principale préoccupation semble résider dans l’influence jugée excessive de la présidence sur les décisions purement sportives. La direction estime que Florentino Pérez « impose au coach ses choix », créant un déséquilibre néfaste. Cette ingérence présenterait un schéma récurrent : la valeur marchande et la notoriété des joueurs primerait sur l’avis technique de l’entraîneur, sapant son autorité et sa capacité à construire un projet cohérent.
« Le coach n’est plus le maître à bord dans son vestiaire », confie une source proche du club. « Il doit composer avec des joueurs imposés, parfois non désirés, ce qui fragilise l’unité collective et la mise en place d’un jeu clair. »
Une gestion du vestiaire contestée
Le deuxième point noir est la rétention de joueurs considérés comme « non nécessaires » au projet sportif actuel. Le club continuerait de conserver dans son effectif des éléments coûteux, soit par prestige, soit par incapacité à les transférer, au détriment de l’équilibre de l’équipe et de la cohésion du groupe.
Cette situation a conduit à une conséquence dramatique sur le terrain : l’équipe « manque de positions » clés et, plus grave encore, « ne dispose même pas d’un onze de base » établi. L’instabilité tactique et l’absence de hiérarchie claire parmi les joueurs sont devenues la norme, plongeant le club dans l’improvisation et nuisant à la performance.
Un sentiment de tristesse et d’urgence
Le constat, au sein de la direction elle-même, est sévère et teinté d’une certaine amertume. Le mot « triste » revient pour décrire l’état actuel d’un club habitué aux plus grands sommets. Il y a le sentiment que le modèle galactique, centré sur les stars, atteint ses limites lorsqu’il ne s’accompagne pas d’une vision sportive solide et d’une confiance absolue envers l’entraîneur.
La période de transition post-ère Cristiano Ronaldo et Sergio Ramos, malgré des titres de la Ligue des Champions glanés récemment, semble révélatrice de déséquilibres plus profonds. L’arrivée de Kylian Mbappé cet été, si elle enthousiasme les supporters, ne règlera pas à elle seule ces questions de fond sur la gouvernance sportive.
Quelle issue possible ?
Pour sortir de cette crise, les observateurs appellent à une clarification des rôles. Soit le président délègue totalement la construction sportive à un directeur sportif et à un entraîneur qu’il soutient sans faille, soit le club assume pleinement un modèle où l’entraîneur n’est qu’un élément exécutif d’une stratégie décidée en haut lieu. La voie actuelle, un entre-deux instable, semble mener droit à une perte d’identité et à des résultats en dents de scie.
Le Real Madrid se trouve donc à un croisement. La grandeur du club s’est toujours construite sur l’alliance du talent individuel et d’une forte culture collective. Retrouver cet équilibre sacré est le défi le plus urgent pour les dirigeants madrilènes, avant que la « tristesse » ne se transforme en véritable désillusion pour le football mondial.
