Alors que les projecteurs se braquent sur les préparatifs de la saison 2025-2026 de la Ligue 1 de la RDC, baptisée Ilicocash Ligue 1, un sentiment d’urgence doit animer les dirigeants de la Linafoot et des clubs. Il ne s’agit plus simplement de trouver des dates et d’établir un calendrier ; il est impératif d’imposer, une fois pour toutes, un standard professionnel qui redonnera sa dignité à notre championnat.
Le constat est amer, et répété année après année : la Ligue 1 congolaise est systématiquement pointée du doigt pour son manque d’organisation. Pourtant, une solution simple, visible et hautement symbolique existe : l’obligation stricte du port des maillots officiels arborant les logos du sponsor Ilicocash et de la Ligue 1, ainsi que l’utilisation d’un ballon homologué portant les mêmes marques, et ce, lors de chaque rencontre de la saison.
Une image brouillée, une crédibilité en berne
Comment prétendre à la professionnalisation lorsque, dès la première journée, certaines équipes évoluent avec des maillots sans les logos officiels, ou pire, avec des équipements de fortune ? Cette négligence visuelle envoie un message désastreux : le manque de sérieux et le non-respect des engagements contractuels. Le sponsor titre, Ilicocash, qui apporte un souffle financier vital au championnat, se voit ainsi dévalorisé. Comment justifier l’investissement auprès de ses partenaires si sa visibilité n’est pas garantie sur le terrain ?
Cette indiscipline généralisée porte directement préjudice à l’attractivité du championnat. Les médias nationaux et internationaux, ainsi que les potentiels investisseurs, peinent à prendre au sérieux une compétition où les règles élémentaires de base ne sont pas respectées.
L’exemple vient des voisins : Burundi et Tanzanie montrent la voie
Il est temps de regarder autour de vous. Prenons l’exemple de championnats voisins, comme ceux du Burundi ou de la Tanzanie. Là-bas, une discipline rigoureuse est de mise. Chaque équipe, sans exception, porte les maillots officiels avec les logos du championnat. Le ballon est uniforme. Le résultat ? Une image cohérente, professionnelle et marketable. La crédibilité de ces ligues n’est plus à démontrer et attire davantage l’attention et les investissements.
La question qui se pose est simple : Pourquoi les clubs congolais, souvent plus riches en histoire et en talents, ne pourraient-ils pas faire de même ? La différence ne se fera pas uniquement sur le terrain, mais aussi dans cette rigueur organisationnelle qui fait tant défaut.
La saison 2025-2026 : l’ultime opportunité pour un nouveau départ
La saison à venir n’est pas une saison comme les autres. Elle doit marquer un tournant décisif. La Linafoot se doit d’être intraitable sur ce point. Aucune dérogation ne doit être tolérée. Des sanctions financières claires et dissuasives doivent être annoncées et appliquées immédiatement en cas de manquement. Il ne s’agit pas d’une punition, mais d’une condition sine qua non pour élever le niveau global.
Cette discipline n’est pas une « tâche » secondaire ; c’est un pilier fondamental pour la visibilité et la valorisation du championnat. Un branding uniforme à travers toutes les rencontres renforce l’identité de la Ilicocash Ligue 1, facilite la production télévisuelle et renforce l’engagement des supporters.
En conclusion, le message est clair. À la veille du lancement de la saison 2025-2026, la Linafoot et les clubs doivent prendre leurs responsabilités. Le professionnalisme commence par le respect des règles les plus visibles. Il est temps de tourner la page du championnat « mal organisé » pour écrire celle d’une Ligue 1 congolaise fière, respectée et ambitieuse. La balle est dans leur camp.
