Une manœuvre juridique vouée à l’échec
Le Nigeria a récemment choisi de déposer une plainte officielle contre la République Démocratique du Congo, accusant les Léopards d’avoir aligné plusieurs joueurs binationaux lors des récents éliminatoires. Cette accusation, aussi médiatique soit-elle, repose sur une confusion fondamentale entre deux concepts distincts : la nationalité civile et la nationalité sportive.
📜 FIFA vs. Lois nationales : Une séparation claire
Il est essentiel de rappeler que le statut d’un joueur en sélection nationale est régi exclusivement par le Règlement de la FIFA concernant l’éligibilité et le changement d’association. La FIFA, en tant qu’instance indépendante et apolitique, établit ses propres critères, dont celui de la « nationalité sportive » par lien familial (parent, grand-parent) ou par résidence.
Le fait que la Constitution congolaise ne reconnaisse pas la double nationalité civile est juridiquement irrelevant dans ce dossier. Les instances du football mondial ne sont pas subordonnées aux législations nationales en la matière. La procédure de changement d’association, une fois validée par la FIFA, est définitive et incontestable sur le terrain sportif.
🎯 Une plainte sans avenir
Le terrain juridique choisi par le Nigeria semble donc extrêmement fragile, voire inexistant. La plainte donne l’impression d’être davantage une tentative de déstabilisation en amont des cruciaux barrages de mars qu’une réelle procédure fondée.
Les experts s’accordent à dire que ce dossier a toutes les chances de « passer comme une lettre à la poste » auprès des instances arbitrales compétentes, qui rejetteront vraisemblablement l’argumentation nigériane pour manque de fondement juridique dans le cadre du football international.
🐆 La seule priorité : La CAN et les barrages de Mars
Face à cette tentative de perturbation, le message à la Nation Congolaise est clair : restons focalisés. L’essentiel réside dans la préparation sereine des Léopards pour la phase finale de la CAN et, surtout, pour les duels cruciaux de mars qui mèneront vers la Coupe du Monde 2026.
Cette plainte, loin d’affaiblir l’équipe, pourrait au contraire souder davantage le groupe et ses supporters. La RDC avance, la procédure suivra son cours, mais le football, lui, continue.
